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Petites bêtes avides de sang frais

Pont-l’Abbé 1830

Le vendredi 28 avril 2023, par Pierrick Chuto

Dans le livre Hors-la-loi en Bigoudénie, je raconte de nombreuses affaires VRAIES jugées aux assises. Les protagonistes : des meurtriers, des parricides, des pyromanes et aussi des voleurs de... sangsues. A cette époque, on ne plaisantait pas avec les hors-la-loi !

Un festin de roi

26 mai 1830. Il est dix heures et demie de la nuit au village de Brémilliec en Pont-l’Abbé, et les gendarmes à pied Prima et Guillard commencent à trouver le temps bien long. En compagnie de Hyacinthe Le Bleis, ils patientent dans le froid depuis deux heures à l’intérieur d’une petite cabane aux planches disjointes. C’est habituellement le domaine d’un gardien préposé à la surveillance d’un grand réservoir qui appartient audit Le Bleis. Mais qu’y a-t-il de si important dans ce bassin pour qu’il fasse ainsi appel à la maréchaussée ? Des dizaines de milliers de sangsues, ces gros vers annelés de couleur noire et peu ragoûtants, qui sont connus depuis l’Antiquité pour leurs vertus médicinales.

Le sieur Le Bleis, ancien cordonnier pont-l’abbiste, est aujourd’hui un négociant aisé. Comme ses collègues, il vend sans doute un peu de tout (épicerie, textile et quincaillerie) mais, surtout, il a amassé dans ce réservoir une énorme quantité de sangsues dont il fait un commerce aussi étendu que lucratif dans toute la France (Paris et Nantes en particulier).

Au moment où commence cette histoire, tout irait pour le mieux si, depuis deux ans environ, nombre de ces petites bêtes avides de sang ne disparaissaient mystérieusement. Le Bleis a d’abord suspecté Yves Moysan, cultivateur et gardien du réservoir. L’homme, engagé pour passer ses nuits dans la cabane, préfère souvent dormir avec sa femme Marie-Jeanne dans son penty voisin. D’autant que son voisin, Pierre Le Lay, fermier de Le Bleis, poursuit l’épouse de ses entreprises déshonnêtes. C’est justement ce harceleur qui, selon des indiscrétions, serait le principal responsable des vols répétés de sangsues. C’en est trop pour son propriétaire Hyacinthe Le Bleis qui, en mai 1829, a accepté d’être le parrain d’Hyacinthe-Anne, une des jumelles du couple Le Lay. Les deux fillettes sont mortes huit jours plus tard et leur mère les a suivies dans le tombeau.

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dessin d’une sangsue
Légende : la sangsue médicinale peut atteindre 15 cm de long. Son poids à jeun et 2 à 3 g. et de 5 à 15 après un "repas".

Pierre Le Lay , un veuf âgé de trente-six ans, se remarie le 7 mai 1830 avec Marie-Jeanne Le Pape, vingt-huit ans, qui s’étonne peut-être de le voir fréquemment partir à la nuit tombée avec deux de ses fils. Hier, 25 mai, le temps était mauvais et les trois hommes sont restés à la maison, ignorant qu’ils étaient attendus par les gendarmes qui ont fait le guet pour rien. Mais ce 26 mai, à 11 heures, les voilà. Après avoir franchi une double haie d’épineux et de saules, un fossé de quatre pieds et une petite douve où croupit un peu d’eau, Pierre Le Lay et ses fils, Pierre et Louis, s’assoient au bord du réservoir et y trempent leurs jambes nues. Quel festin de roi pour les sangsues qui se précipitent et piquent les chairs ! Mais avant de pouvoir sucer le sang tel un vampire, elles sont promptement arrachées et mises dans une poche. À ce petit jeu, les spécialistes affirment qu’une personne habile peut en prendre un millier en peu de temps.

Le Bleis et les deux gendarmes observent la scène pendant une dizaine de minutes, avant de sortir de la cabane et d’interpeller les voleurs. Les deux garçons prennent la fuite à toutes jambes, poursuivis par le gendarme Guillard qui ne tarde pas à les rattraper. Le Lay père est ceinturé par l’autre pandore et reconnu par un Le Bleis désabusé. Ainsi, les rumeurs étaient fondées et c’est bien son fermier qui, depuis sans doute longtemps, fait main basse sur "le trésor" ! Un seul sac est retrouvé derrière le fossé, mais seules huit sangsues n’ont pu s’en échapper.

Penauds, les trois pillards sont conduits à Pont-l’Abbé. En chemin, ils jurent que c’est la première fois qu’ils viennent au réservoir. En breton, la seule langue qu’ils connaissent, les deux fils reprochent à leur père de les avoir entraînés dans une mauvaise affaire. Ce dernier ne répond pas. Arrivés au domicile d’Hyacinthe Le Bleis, celui-ci propose à chacun un verre de vin pour se réchauffer. Les gendarmes l’acceptent, mais les Le Lay refusent de boire et, en pleurs, ils supplient le marchand de leur faire grâce.

Dès le 28 mai, ils sont conduits à Quimper et incarcérés à la maison d’arrêt, avant d’être interrogés par le juge Prigent en son cabinet d’instruction, sis au palais de justice, place Saint-Mathieu. Louis, treize ans, et Pierre, quinze ans, illettrés, tous deux cultivateurs au service de leur père, reconnaissent les faits. Ils prétendent ignorer que le sieur Le Bleis faisait commerce de ces bêtes qu’ils ont été prendre dans le seul but de soulager Louis. Les jambes enflées du jeune garçon lui font éprouver de la douleur et on lui a dit que des piqûres de sangsues le soulageraient.

Le père Le Lay, un grand gaillard de cinq pieds, trois pouces, cheveux, sourcils et barbe noirs, se lamente devant le magistrat. Oui, ce n’est que trop vrai, pour son malheur et celui de ses enfants, il a volé son propriétaire. Mais c’est la première et la dernière fois. Il jure qu’il n’a jamais pris d’autres sangsues et qu’il n’en a jamais vendu. C’est vrai, il aurait dû demander l’autorisation, mais monsieur Le Bleis est un homme assez dur et Le Lay avait peur d’essuyer un refus. Et puis, chaparder quelques sangsues ne cause pas un grand préjudice.

Commerce de sangsues

Sceptique, le juge Prigent auditionne de nombreux témoins et, tout d’abord, des pharmaciens quimpérois, messieurs Fatou et Romieux. Ceux-ci, ne demandant pas le nom de leurs vendeurs, ne connaissent pas la famille Le Lay. Cependant, ils parlent d’une dame Lescure qui les fournit en sangsues à la belle saison. Cette femme, née Marguerite Cren, en fait le commerce, tandis que son mari Jean-Marie est scieur de long. Interrogé, celui-ci reconnaît que le couple fournit les pharmaciens et les sœurs blanches du bureau de bienfaisance. Il a aussi vendu deux mille sept cents sangsues au sieur Le Bleis, il y a trois ou quatre ans. Lescure habite aujourd’hui Quimper dans le quartier du Pichery, mais lorsqu’il était pont-l’abbiste, il allait en pêcher. Aujourd’hui, c’est son épouse qui va les chercher dans les marais du Pays bigouden. Elle achète aussi les bestioles deux francs le cent jusqu’au mois d’août, et de trois à cinq francs après la Saint-Michel (29 septembre). Marguerite ajoute qu’elle n’en a pas acheté depuis plus d’un an à des paysans de Pont-l’Abbé. Confrontée à Le Lay et ses fils, elle dit ne pas les connaître.

L’enquête piétine jusqu’à la réception le 22 juin d’un courrier émanant du juge de paix. Celui-ci a recueilli la déposition d’un couple de gens très pauvres, mais honnêtes. Le mari Jean Riou, vingt-quatre ans, ne peut plus exercer son métier de maçon depuis qu’il est aveugle. Sa femme, Jeanne Draoulec, vingt-six ans, crêpière place du Marhallac’h à Pont-l’Abbé, achète du lait à Pierre Le Lay, qui vient fréquemment apporter, puis reprendre ses pots. Fin avril, alors qu’il rentre du marché de Quimper, où il a sans doute trop fêté la vente d’un bestiau, Le Lay s’assoit près du foyer pour allumer son tabac. En voulant le tirer de sa poche, il laisse tomber un pochon de toile et, d’une voix mal assurée, il dit qu’il est un malhonnête homme et qu’il y a eu dans ce sac pour bien de l’argent. Un autre jour, accompagné de sa fille Marguerite, il annonce qu’il va voler Le Bleis, mais que celui-ci n’en saura rien.

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Place du Marhallac’h à Pont-l’Abbé

Les idées claires

Le samedi 1er mai au soir, le paysan revient chez Riou et dit que sa fille lui a reproché ce qu’il leur a raconté la fois précédente. Cette fois, les idées claires, il parle longuement de ses projets auxquels il souhaite associer le couple Riou. Il commence : Tu es pauvre, je ne suis pas riche, mais je suis plus fin que toi. Je voudrais trouver une personne de confiance et qui me soit fidèle. Comme tu es aveugle, tu ne peux en profiter, mais ta femme peut le faire. À l’entendre, le travail n’est pas compliqué. On pénètre très facilement dans le réservoir de M. Le Bleis, même quand le chien est là. D’un coup de sifflet, Le Lay fait rentrer l’animal dans sa loge. Quant au gardien, comme il habite juste en face de chez lui, il est facile de connaître ses allées et venues. Dans la journée, dès qu’il est parti au champ, les enfants Le Lay entrent dans le bassin.

L’an dernier, Le Lay a communiqué à quelques connaissances la bonne adresse, se contentant de réclamer pour sa peine six francs ou une ventrée de vin. L’adresse est si bonne et les risques si faibles que les voleurs, devenus trop hardis, sont venus ensuite avec des amis. Une nuit, le nommé Lescure a laissé dans le sol l’empreinte de ses souliers cloutés et le gardien l’a signalé au propriétaire qui a embauché un second surveillant. Un soir, la trop entreprenante Anne Monot, dite Bediez , a dû courir très vite pour échapper aux balles.

Prenant peur, Le Lay a décidé d’écarter ses complices et a demandé à l’un d’eux, le nommé Pierre Pochat, de le conduire à Quimper pour vendre des sangsues au couple Lescure. Méfiante tout d’abord, la femme l’a ensuite payé largement et lui a rendu les plus petites pour les remettre dans le bassin. Elles deviendront grandes et nous les retrouverons plus tard, a-t-elle dit, ajoutant : N’en parle à personne à Pont-l’Abbé, car il n’y a que de la canaille là-bas, et si tu dis le moindre mot, nous serons tous foutus.

Le couple Riou ne fait pas partie de la canaille et Le Lay doit parlementer longtemps pour tenter de les convaincre de l’aider. En hiver, la pêche est, certes, moins bonne mais, si on étend sur l’eau une grande couverture blanche, les sangsues viennent s’y coller. Même si les pochons ne sont pas aussi remplis qu’à la belle saison, les bêtes se vendent encore mieux. Si les Riou veulent participer à ce commerce juteux, ils ne le regretteront pas. Le Lay préfère passer sous silence les mauvais côtés, comme les culottes tachées de sang après chaque expédition et qu’il faut changer souvent. Bien que dénués de tout, les Riou refusent à trois reprises cette collaboration qu’ils estiment malhonnête. M. Le Bleis est leur propriétaire et ils ne veulent pas le voler. Excédé, Le Lay devient menaçant et leur dit que s’ils parlent, ils iront aux galères.

Vol ou recel

À la lecture de ce témoignage, le juge d’instruction est convaincu de tenir les coupables : tout d’abord, Pierre Le Lay et ses deux fils, mais aussi pour vol ou recel, Pierre Pochat, Anne Monot, le couple Lescure et un couvreur en ardoises, surnommé Caïn, Laurent Canvel à l’état civil. Hyacinthe Le Bleis se souvient qu’il y a quatre ou cinq ans, un dimanche d’août, il a déjà été victime d’une tentative de vol de sangsues. Il a fait enfermer pendant vingt-quatre heures dans la maison de dépôt à Pont-l’Abbé la femme Monot, Marguerite Le Prince, et la nommée Le Bec, dite La Blondine. N’écoutant que son bon cœur, il n’a pas voulu donner suite à cette affaire, présumant que c’était la première fois qu’elles tentaient de le voler.

Fâcheuse erreur, car Anne Monot, dite Bediez, est encore impliquée en 1830. Cette journalière qui s’enivre régulièrement a mauvaise réputation. Enfermée le 26 juillet, elle nie tout devant le juge d’instruction : elle connaît Le Lay, mais elle ne sait pas où il habite et n’a jamais été au village de Brémilliec, là où se trouve le réservoir.

Pierre Pochat, maçon, est aussi catégorique. Pourtant, l’homme, cheveux, sourcils et barbe rouges, est formellement reconnu par Mathias Le Péoch, aubergiste à Quimper. En février ou mars, habillé à la mode de Pont-l’Abbé, Pochat est venu avec Le Lay boire deux sous de vin rouge. Comme Péoch vend aussi des sangsues, Le Lay, pris de boisson, mais pas au point d’avoir perdu la raison, lui a dit : Nous venons de vendre des sangsues en ville. Peut-être en voulez-vous aussi ? Le tenancier, surpris qu’ils en aient en cette saison, a décliné l’offre. Mais il en a acheté fréquemment aux autres inculpés, comme à la femme Lescure qui lui en a procuré deux mille, pêchées par elle, a-t-elle affirmé.

Malgré des interrogatoires poussés, le juge ne parvient pas à faire avouer les complices. Si certains d’entre eux disent connaître les autres détenus, ils affirment qu’ils n’ont jamais participé de près ou de loin à un trafic de sangsues. De sa cellule, Jean-Marie Lescure écrit au juge d’instruction qu’il est là par la faute d’une méchante femme jalouse, vendeuse aussi de sangsues, (qui) nuit gravement à son aisance et à une liberté qui lui est si chère.

Faute de preuves suffisantes pour les inculper, Lescure, mari et femme, Laurent Canvel, dit Caïn, Anne Monot, dite Bediez, et Pierre Pochat, sont libérés le 10 septembre. Seuls, Pierre Le Lay et ses deux fils restent emprisonnés en vue de leur comparution devant la cour d’assises. Le 13 novembre 1830, ils sont sortis de la maison de justice, comparaissent libres et seulement accompagnés de gardes pour les empêcher de s’évader.

Sur les dix-neuf témoins entendus pendant l’instruction, seuls sept défilent à la barre. Hyacinthe Le Bleis affirme que son locataire de Brémilliec, en qui il avait pourtant confiance, est soupçonné d’avoir volé, il y a quelques années à Plonéour, une vingtaine de boisseaux de pommes de terre. L’homme, non condamné auparavant, est connu pour partir parfois en ribotte et pour faire des propositions malhonnêtes à des voisines. Ainsi, Jean Le Moigne, tailleur d’habits, témoigne des agressions subies à deux reprises par sa défunte épouse, alors qu’elle était enceinte.

Il est difficile, voire impossible, pour Me Le Roux, avocat commis d’office, de plaider l’innocence de son client, pris la main dans le sac…de sangsues ! Hyacinthe Le Bleis, insistant sur le fait qu’il a perdu entre six et sept mille francs de revenus , demande une sanction exemplaire. À l’unanimité, les douze jurés déclarent Pierre Le Lay coupable de vol de nuit, mais pas en réunion, ses deux fils, Pierre et Louis étant innocentés, en raison sans doute de leur jeune âge. La circonstance de nuit qui, seule, n’est pas considérée comme aggravante pour ce type de larcin ou filouterie définis à l’article 401 du Code pénal, est alors écartée, et Pierre Le Lay échappe ainsi à une plus lourde peine : il n’est condamné "qu’à" deux ans de prison pour ce délit.

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Goarem-Pen-Glaouic.
Garenne de la pointe aux sangsues
(Photo de Mithé Gouzien)

Épilogue

Pierre Le Lay est toujours incarcéré quand son fils et complice Pierre disparaît le 17 décembre 1831, un an après avoir été innocenté.
Après l’exécution de sa peine, il n’est plus le bienvenu à Brémilliec où son fermage n’a pas été renouvelé et il décède rue des Morts à Pont-l’Abbé, le 9 juillet 1865.

Il est peu probable que Hyacinthe Le Bleis ait continué à s’intéresser aux vers annelés jusqu’à sa mort, le 31 août 1864, à l’âge de 88 ans. Son fils, prénommé également Hyacinthe (1805-1868), un grand entrepreneur bigouden, poursuit ce commerce rémunérateur et achète en 1840 à Édouard Le Normant, châtelain de Kérazan, la garenne dite Goarem-Penn-Glaouic. À l’arrière d’une digue, il y construit un bassin et, légèrement en retrait, un étang à sangsues (vivier d’hirudiniculture).

Anne Monot, dite Bediez, meurt le 18 mai 1839 à la maison centrale de Fontevrault, après avoir été condamnée en août 1836 à trois ans d’enfermement pour vol de combustibles et d’effets d’habillement (une chemise et une paire de souliers). La peine peut sembler lourde, mais elle était en double récidive.

Sources :
Archives départementales du Finistère : 4 U 2 30
Archives départementales de Maine-et-Loire

Ces livres sont en vente sur mon site par CB ou par courrier : http://www.chuto.fr/

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9 Messages

  • Petites bêtes avides de sang frais 28 avril 2023 09:08, par Alain Evrard

    Bonjour Pierrick. Merci pour cette petite piqûre de rappel pour ce magnifique livre que j ai lu plusieurs fois et dont les récits sont plus incroyables les uns que les autres.

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    • Petites bêtes avides de sang frais 28 avril 2023 10:13, par pierrick chuto

      Merci Alain. le prochain livre à paraitre début octobre devrait vous plaire aussi. Il s’agit de la lutte de l’évêque de Quimper et Léon contre les danses Kof ha Kof (en français ventre à ventre) entre 1908 et 1946. C’est assez croquignolesque. Livre en couleur avec 27 aquarelles originales d’un peintre surdoué Jean Marie Misslen.

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  • Petites bêtes avides de sang frais 28 avril 2023 11:14, par Colette Boulard

    Bien agréable lecture qui m’a emmenée dès le début de ma lecture ailleurs et en un autre temps. Vous savez nous plonger dans le paysage naturel et humain,social, que vous connaissez bien. Aux faits réels décrits vous rajoutez cette once de roman qui crée l’assaisonnement rendant l’histoire vivante et plaisante à découvrir. Loin de la métropole où je vis, je viens de passer un moment dans la Bretagne de vos aïeux.

    Merci Pierrick.

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  • Petites bêtes avides de sang frais 28 avril 2023 12:20, par FOUGERAY Magdeleine

    Bien sûr, j’ai lu cet épisode lorsque j’ai acquis le livre de Pierrick Chuto "Hors-la-loi en Bigoudénie".
    Mais la mémoire s’estompe... et le retrouver et le relire est un vrai plaisir !
    Avis aux amateurs de témoignages sur les évènements qui ont pu marquer nos ancêtres.
    Merci à vous pour cet épisode !

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  • Petites bêtes avides de sang frais 29 avril 2023 14:56, par catherine marquet

    Bonjour,

    Histoire racontée de façon très vivante !!
    Mon mari m’a dit que dans les années 50 les sangsues étaient encore utilisées de façon médicinale.
    Double récidive pour une chemise et une paire de souliers !! La justice, il est vrai, était très dure dans ces époques ( voir Jean VALJEAN dans les Misérables, condamné au bagne pour un pain).

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  • Petites bêtes avides de sang frais 8 mai 2023 11:21, par NOGREL

    Qui imaginerais aujourd’hui de tels méfaits ! 😉
    Bravo pour votre travail de recherche...

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  • Petites bêtes avides de sang frais 16 juin 2023 18:59, par charlie.nogrel

    Réaction un peu tardive certes...mais toujours enchanté par vos savoureuses histoires de ce Pays Bigouden, parcouru en long et en large durant les vacances d’été en famille pendant une quinzaine d’années.
    Nous en voulons "encore, encore, encore..."
    Merci
    Charlie

    Répondre à ce message

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